Jésus intercesseur
Les évangélistes, surtout saint Luc (cf. 3,21 ; 5,16; 6,12; 9,18.28; 11,1; 22,41s), rapportent que Jésus aimait prier longuement, spécialement la nuit, dans la solitude de la montagne ; et ceux qui vivaient avec lui ont senti très vite qu'ils avaient en lui un maître de la prière. Jésus priant les impressionnait si fort qu'ils se sont enhardis un jour à lui demander : « Seigneur, apprends-nous à prier ! » (Lc 11,1). C'était, équivalemment, demander à Jésus : « Pour plaire à Dieu, que lui dire ? » et Jésus en réponse, leur proposa un canevas de prière filiale : «Quand vous priez, dites : Notre Père... ». L'intercession auprès de Dieu pour d'autres hommes n'y est pas explicitement mentionnée, mais elle est partout présente et active, puisque le disciple de jésus, dans sa prière, dit: « nous », se voulant ainsi solidaire de toutes les louanges, de toutes les détresses et de tous les espoirs de ses frères. La prière pour les ennemis, sur laquelle Jésus insiste dans son Discours évangélique, ne sera qu'un aspect particulier de ce réflexe d'intercession qu’il inculque à sa communauté: «Moi je vous dis : aimez vos ennemis, priez pour vos persécuteurs (Mt 5,44)), pour ceux qui vous maltrai-tent » (Lc 6,28).
J'ai prié pour toi
Sur le contenu de la prière personnelle de Jésus, et en particulier sur ses paroles d'intercession, les évangiles restent étonnamment discrets. C'est dans le cadre de la Passion que nous trouvons les affirmations les plus nettes : « Simon, j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas » (Lc 22,32) ; et quelques instants avant de mourir : « Père, pardonne-leur ; ils ne savent pas ce qu'ils font ! » (Lc 23,34). Mais il est certain que les juifs croyants qui approchaient Jésus savaient pouvoir compter sur son intercession. On lui présentait souvent des enfants « pour qu'il leur imposât les mains en priant » (Mt 19,13), et avant de redonner la vie à Lazare, Jésus entend Marthe lui dire : « Maintenant encore, je suis sûre que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l'accordera » (Jn 11,22). C'est d'ailleurs à propos de Lazare que Jésus fait allusion à ses nombreuses intercessions pour les hommes : « Jésus leva les yeux en haut et dit : Père, je te rends grâces de m'avoir exaucé. Je savais bien que tu m'exauces toujours, mais c'est pour tous les hommes qui m'entourent que je parle, afin qu'ils croient que tu m'as envoyé » (Jn 11,41s). Il faut que les disciples sachent que le Père exauce son Envoyé. Manifestement Jésus attache à cela beaucoup d'importance, car il voit dans cette certitude un chemin vers la foi : en exauçant le Fils, Dieu le Père révèle l'amour qu'il lui porte, et c'est en percevant cet amour paternel que les hommes vont venir à Jésus.
« Afin qu'ils croient que tu m'as envoyé » : ce souci constant de Jésus reparaît avec insistance dans sa Prière sacerdotale, qui est la plus longue intercession conservée par les évangiles. « Je prie pour ceux que tu m'as donnés... Père saint, garde-les en ton nom... consacre-les dans la vérité » (Jn 17,9.11.17). On imagine parfois que l'intercession de Jésus consistait à établir une sorte de relais entre les hommes et Dieu, censé trop lointain pour que la prière l'atteigne et que la détresse le touche. Mais ce n'est pas ainsi que Jésus concevait son rôle ni sa prière pour les croyants. À ses yeux, les hommes sont d'avance enveloppés de l'amour prévenant du Père, et ces hommes aimés de lui, le Père les a tirés du monde ( le monde du refus ) pour les donner au Fils. C'est pourquoi, devenus disciples de Jésus, les hommes ne cessent pas d'appartenir au Père : « Je prie pour ceux que tu m'as donnés, car ils sont à toi » (Jn 17,9). Le rôle de Jésus n'est donc pas avant tout de combler une distance, mais de révéler une proximité, et les disciples pour qui il intercède, dans le cadre fraternel et solennel du dernier repas, appartiennent d'avance au Père comme ils appartiennent au Fils ; ils sont déjà traversés par l'échange du Père et du Fils : « Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi » (Jn 17,10).
Dans ce même contexte de la dernière Cène (Jn 17 ), Jésus, après avoir prié pour lui-même ( v.l-8 ), puis pour ses disciples ( v.9-19 ), étend son intercession à tous ceux qui croiront en lui grâce à la parole de ces disciples ( v.20 ). Autant dire que la prière de Jésus embrasse, à cette heure, toute l'histoire future des communautés chrétiennes ; et elle se résume en une seule demande : « Que tous soient un », car, avec cette union des croyants, l'œuvre de l'Envoyé jour après jour s'accomplira. La communauté des disciples, par l'unité qu'elle recevra de Dieu comme un don, entrera en totale harmonie avec le mystère de l'unité divine. Les hommes découvriront alors, dans cet amour des frères, une trace incontestable de l'amour du Père pour le monde (Jn 17,23).
Intercesseur dans la gloire
L'intercession faisait donc partie intégrante de la mission terrestre de Jésus, mais le Nouveau Testament a nettement mis l'accent sur l'intercession céleste du Christ, exalté dans la gloire, auprès du Père.
Dans le quatrième Évangile, Jésus lui-même annonce ce rôle futur : « Je prierai le Père, et il vous donnera un autre Paraclet pour qu'il soit avec vous à jamais » (Jn 14,16). Paraclet, Jésus l'a été tout au long de sa vie publique auprès de ses disciples, se faisant leur défenseur, leur interprète, leur intercesseur, et les gardant dans le Nom du Père (17,12)). C'est d'un autre Paraclet qu'ils auront besoin après le départ du Maître, et Jésus y pourvoira puisque, à sa prière, le Père donnera aux disciples l'Esprit de la vérité, qui viendra poursuivre l'œuvre de Jésus et « achever toute sanctification ».
L'Épître aux Hébreux met l'intercession du Christ ressuscité en relation directe avec son sacerdoce unique et définitif (aparabatos : qui ne passe pas de l’un à l’autre, immuable, constant). Contrairement aux prêtres de l'ancienne Alliance, que la mort empêchait de demeurer, « le Christ, parce qu'il demeure pour l'éternité, possède un sacerdoce immuable. C'est pourquoi il est en mesure de sauver d'une manière définitive ceux qui, par lui, s'approchent de Dieu, puisqu'il est toujours vivant pour intercéder en leur faveur » (Hb 7,24s). Et l'auteur précise, dans le langage cultuel qu'il affectionne, en quoi consiste cette intercession : le Christ est entré, non pas dans un sanctuaire fait de main d'homme, mais dans le ciel même, afin de paraître maintenant pour nous devant la face de Dieu (Hb 9,24). Intercession silencieuse, prière sans paroles, pure présence, devant le Père, du Messie glorifié en qui tous les fils s'approchent de Dieu. Libéré des contraintes du temps et de l'espace, qu'il avait assumées par amour pour le monde, le Fils de Dieu, homme véritable mais véritablement glorifié, intercède pour nous désormais en un seul acte éternel, marqué de certitude et d'efficacité. Une fois entré dans le sanctuaire céleste, le Christ prêtre ne reste pas debout, dans l'attitude de l'imploration et de l'attente, mais, « après avoir offert pour les péchés un sacrifice unique, il est assis pour toujours à la droite de Dieu » (Hb 10,12), en position de toute-puissance et de sérénité. Pourtant - et c'est là l'un des aspects les plus attachants du mystère du Christ - son intercession glorieuse reste pour toujours liée à l'obéissance filiale qu'il a vécue lorsque, « aux jours de sa chair, il a offert prières et supplications à Celui qui pouvait le sauver de la mort" (Hb 5,7). L'offrande unique « par laquelle il a mené pour toujours à l'accomplissement ceux qu'il sanctifie » fut celle de son propre corps (10,14), et c'est par sa mort qu'il a scellé le testament nouveau, l'alliance nouvelle (Hb 10,10 ; 9,15).
L'insistance de l'Épître aux Hébreux sur le sanctuaire céleste pourrait réintroduire en nous, et malgré nous, l'impression que les choses de Dieu demeurent inaccessibles. En réalité Dieu est toujours autre, mais jamais lointain ; et dans l'Épître aux Hébreux, si le ciel reste bien, comme dans toute la Bible, l'un des signes de la transcendance, c'est désormais le ciel franchi par le Christ, donc le ciel ouvert de l'espérance chrétienne ; et l'accent porte beaucoup moins sur la distance que sur l'accès, sur la « voie nouvelle et vivante » (Hb 10,20) que le Christ a inaugurée. « Nous avons ainsi pleine assurance d'accéder au sanctuaire, par le sang de Jésus » (10,19). Un voile nous fermait le Saint des Saints, le lieu de Dieu ; le seul voile à traverser maintenant est l'humanité glorifiée de Jésus (10,20), par laquelle on accède directement à la gloire de Dieu.
Le lien étroit qui unit l'intercession du Christ à son mystère pascal est souligné également dans l'un des passages les plus denses de l'Épître aux Romains, l'hymne à l'amour de Dieu qui clôt le ch. 8, et qui est en même temps une exhortation à l'espérance : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui qui n'a pas épargné son propre Fils mais l'a livré pour nous tous, comment, avec son Fils, ne nous donnerait-il pas tout ? Qui accusera les élus de Dieu? Dieu justifie ! Qui condamnera? Jésus Christ est mort, bien plus il est ressuscité, lui qui est à la droite de Dieu et qui intercède pour nous ! » (Rm 8,31-34).
Rien ne peut nous séparer de l'amour du Christ, de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ : là encore notre foi au ressuscité abolit tout mirage de la distance de Dieu et peut triompher de tout sentiment de séparation. Nous sommes, par la foi, là où est Jésus ; or Jésus est à la droite de Dieu, intercédant pour nous.
L'autre intercesseur
Détail inattendu, mais d'immense portée théologique : saint Paul, quelques lignes plus haut, décrit à l'aide du même verbe l'activité de l'Esprit Saint : « Nous ne savons pas prier comme il faut, mais l'Esprit lui-même intercède pour nous en gémissements indicibles ; et Celui qui scrute les cœurs sait quelle est l'intention de l'Esprit : c'est selon Dieu en effet que l'Esprit intercède pour les saints » (Rm 8,26s).
Deux intercessions assurent ainsi conjointement l'entrée du croyant dans le mystère et l'intimité de Dieu : l'intercession du Christ, à la droite de Dieu, et l'intercession de l'Esprit, dans le cœur et à partir du cœur des disciples de Jésus. Impossible de traduire en mots humains cette intercession du Pneuma qui n'a pas besoin de mots, mais nous savons d'avance qu'elle est consonante à la fois au cœur de Dieu et au cœur de l'homme. D'une part, en effet, c'est toujours « selon Dieu » que l'Esprit intercède, et ce qui, en nous, vient de l'Esprit épouse toujours les désirs de Dieu. C'est aussi, en un sens, « selon l'homme », selon ses besoins, en fonction de sa misère et pour donner élan et force à ses aspirations filiales, que l'Esprit intercède, traversant, par l'énergie divine de son propre gémissement, le gémissement de la création en travail et le gémissement de l'homme tendu vers la totale délivrance et contraint de ne jamais voir d'avance ce qu'il doit espérer.
L’intercession de l’Esprit anoblit donc le croyant et le fait grandir en conscience et en liberté. Si les gémissements de l’Esprit sont inexprimables (alalètoi), ce n’est pas parce que l’homme balbutie extérieurement des sons mystérieux, mais parce que l’expression de l’Esprit en l’homme transcende tous les mots humains. Si les gémissements du Pneuma sont indicibles, c'est parce qu'ils sont au-delà des paroles humaines, et non en deçà. Au-delà de toute parole, par excès de sens et de mystère, et non en deçà, par préférence pour l’informulé.
Au nom de Jésus
Après cette première moisson de textes où l'intercession du Christ est mentionnée explicitement et parfois jumelée à celle de l'Esprit, il nous faut aborder maintenant d'autres passages où cette intervention, sans être nommée ni mise en relief, se trouve cependant impliquée dans le rôle du Ressuscité ou dans une attitude qu'il attend de son Église.
C'est le cas en particulier dans ce verset de l'Entretien après la Cène, où Jésus déclare : « Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera » (Jn 15,17). Cette affirmation de Jésus est à compléter par une autre phrase où revient par deux fois l'expression « en mon nom » : « Ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom. Jusqu'ici vous n'avez rien demandé en mon nom : demandez, et vous recevrez » (16,23s). Il s'agit, manifestement, de la prière des disciples dans la période qui suivra la glorification du Christ ; mais comment comprendre cette précision : « en mon nom », qui semble bien être, dans la pensée de Jésus, la clef de la prière des disciples ?
Le nom, dans l'Ancien Testament et souvent dans le Nouveau, est bien autre chose qu'un simple repère d'identité. Il dit à la fois l'être profond de la personne et sa fonction, spécialement sa fonction dans le plan divin du salut. Dès lors, demander quelque chose « au nom de Jésus » ou « dans le nom de Jésus », ce n'est pas seulement nommer Jésus dans la prière, c'est s'adresser au Père en se référant à la personne concrète de Jésus, en reconnaissant ce qu'il est et ce qu'il accomplit dans l'œuvre du salut, donc en le confessant à la fois comme Fils de Dieu et comme sauveur, établi dans la puissance par sa résurrection d'entre les morts (Rm 1,4).
De même, lorsque le Père fait un don « au nom de Jésus », cela ne signifie pas qu'il l'accorde en lieu et place de Jésus - car le Père demeure à l'origine de tout don -, mais qu'il l'accorde en continuation de son œuvre accomplie en Jésus et pour que Jésus soit reconnu comme Fils et Seigneur, comme le Glorifié qui est source de la vie.
Touchant le don de l'Esprit Paraclet, une prière personnelle du Christ intervient entre l'attente fidèle des disciples et l'exaucement par le Père : « Si vous m'aimez, vous garderez mes commandements, et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Paraclet... le Père l'enverra en mon nom » (Jn 14,16.25). Dans un autre texte johannique, bien que le schéma théologique reste inchangé et que la gloire du Père demeure le but ultime, c'est Jésus lui-même qui exauce la prière : « Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, de sorte que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai » (14,13s). Les disciples prient Jésus « en son nom », c'est-à-dire en se référant à sa condition de Fils exalté auprès du Père et à sa puissance de Sauveur ; et pourtant Jésus n'est pas présenté ici explicitement dans son rôle d'intercesseur. La prière au nom de Jésus n'est donc pas liée obligatoirement au thème de l'intercession de Jésus, mais, plus largement, à son œuvre d'Envoyé du Père et à sa puissance de médiation.
Par Lui, avec Lui, en Lui
Ce qui vaut pour la prière de demande au nom de Jésus se vérifie d'ailleurs pour l'intercession de Jésus elle-même : partout dans le Nouveau Testament, celle-ci apparaît comme un aspect particulier de la média-tion du Fils de Dieu fait homme. Nous l'avons constaté dans l'Épître aux Hébreux, qui associe étroitement l'intercession du Christ à son sacerdoce, mais c'est toute la nouvelle Alliance qui repose sur le principe énoncé par Jésus en Jn 14,6 : « Nul ne va au Père que par moi ».
Ce sont nos prières de demande et nos appels au pardon de Dieu qui nous font aborder le Christ dans son rôle d'intercesseur, et la Première épître de Jean valorise surtout ce dernier aspect : « Si quelqu'un vient à pécher, nous avons comme avocat (paraclet) auprès du Père Jésus Christ, le juste. C'est lui qui est victime de propitiation pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier » (1 Jn 2, 1s ). Mais notre vie spirituelle et cultuelle, sans jamais cesser d'être la quête d'un pauvre et le cheminement d'un pécheur vers le salut, connaît beaucoup d'autres moments et beaucoup d'autres attitudes que celles de l'imploration et de la contrition, et aucun de ces mouvements vers le Père n'échappe à la médiation de Jésus. C'est par lui que nous sommes (1 Co 8,6), par lui que nous vivons (1 Jn 4,9) et que nous avançons vers Dieu (Hb 7,25); c'est par lui aussi que nous avons foi en Dieu (1 P 1,21), que nous sommes en paix avec lui (Rm 5,2) et que nous pouvons porter un fruit de justice (Ph1,11), c'est-à-dire nous ajuster constamment au projet de Dieu et à son amour. Réconciliés avec Dieu par le Christ (Col 1,20 ; Rm 5,11), devenus par lui des fils adoptifs (E 1,5), nous avons par lui, et par lui seul, accès auprès du Père (E 2,8), accès à sa grâce dans laquelle nous sommes établis (Rm 5,2). Dès lors, que nous en ayons conscience ou non, toute notre vie de prière, personnelle et communautaire, fait appel à la médiation de Jésus ressuscité. Par lui montent toutes nos actions de grâces vers le Père (Rm 1,8 ; 7,25 ; Col 3,17); par lui nous offrons à Dieu notre sacrifice de louange (Hb 13,15) ; par lui, ensemble, nous disons l'Amen à Dieu pour sa gloire ( 2 Co 1,20 ; cf. Rm 16, 27; Jd 25) . C'est en nous approchant de lui, pierre vivante, que nous sommes édifiés, comme des pierres vivantes, en maison spirituelle, pour constituer une sainte communauté, tout entière sacerdotale, et seule sa médiation de Fils fait de nos existences laborieuses, données et soumises, des sacrifices spirituels agréables à Dieu (1 P 2,4s).
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Ainsi le rôle d'intercession dévolu à Jésus Seigneur n'est pas détachable de sa position et de son activité de médiateur ; et l'Église a depuis longtemps perçu ce caractère totalisant et expansif de l'intercession de Jésus, puisqu'elle conclut chacune des oraisons liturgiques par une doxologie qui à la fois situe solennelle-ment le Christ sur la trajectoire de sa prière : « ... par Jésus Messie notre Seigneur », et rappelle les dimen-sions inouïes du Nom de Jésus et la gloire que le Fils a désormais en partage, jusque dans sa sainte humanité, auprès de Celui qui un jour l'a envoyé : « .. lui, notre Dieu, qui règne avec le Père et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles ».
S'interroger sur l'intercession de Jésus, c'est donc entrer dans le mystère de sa personne. Nommer Jésus dans la prière, c'est déjà être happé par l'amour du Père qui en lui a voulu récapituler l'espérance et le salut des hommes, et qui l'a placé, comme médiateur unique, au sommet de l'imploration et au départ de tout exaucement.
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