La Passion selon saint
Matthieu
Mt 26-27
Trente ans de silence, trois
ans de prédication itinérante, trois jours pour le passage pascal
de ce monde au Père, à
travers la souffrance et la mort.
Ainsi se résume toute la vie
de Jésus, notre Sauveur.
Mais ces trois derniers jours
éclairent tout le reste de son destin.
Tout s'y condense ; tout y
devient urgent, intense, définitif.
En ces trois jours, la vie de
Jésus atteint son sommet.
Sommet de son amour pour le
Père et de son obéissance de Fils, de Serviteur ;
sommet de son amour pour les
hommes :
Jésus, ayant aimé les siens
qui étaient dans le monde, les a aimés jusqu'au bout ;
sommet du don de lui-même
pour le salut de ses frères et de ses sœurs.
L'Église a recueilli, avec
respect et amour, les souvenirs de ces trois jours saints,
elle les repasse pour les
revivre,
elle les commémore pour y
entrer avec toute sa foi,
elle les interroge pour y
découvrir à quel point Jésus nous a aimés.
Il nous a aimés et s'est
livré pour nous.
Il m'a aimé et s'est livré
pour moi.
Pour nous, pour moi : voilà
la pensée qui va nous habiter jusqu'au matin de Pâques.
Entrer dans le mystère
pascal,
dans le mystère de mort pour
la vie,
ce n'est pas, avant tout, une
affaire d'émotion, mais de conviction.
Si la Passion de Jésus nous
bouleverse, c'est bien ;
si elle nous convertit, c'est
mieux, et c'est là ce que Jésus attend :
que nous prenions au sérieux
ses souffrances et sa mort
que nous prenions au sérieux
notre vie,
au point que désormais cette
vie ne soit plus à nous-mêmes,
mais à Lui, qui pour nous,
pour moi,
est mort et ressuscité.