"Consolez, consolez mon peuple"

Mt 030200

 

A l'oratoire de l'infirmerie de Thérèse

 

 

 

 

 

 

 

²   Dans cette pièce étroite où Thérèse a vécu eu un amour universel, la sainteté retrouve les dimensions qu'elle a toujours eues au carmel, elle redevient toute simple et quotidienne. Elle commence aujourd'hui, "rien que pour aujourd'hui", et il suffit pour cela de laisser Dieu nous aimer autant qu'il veut nous aimer, et d'entrer dans sa sagesse en accueillant la folie de la Croix.

 

²     La légèreté d'un cœur d'enfant avec tout le poids d'une vie d'adulte, la fraîcheur du premier amour avec le réalisme de longues marches, voilà ce que l'Esprit de Jésus nous appelle à vivre au cœur de l'Eglise.

 

Nous voudrions ne pas quitter la paix, louer et glorifier Dieu sans les contraintes du monde que nous avons quitté ; or il nous faut, pour l'amour du Christ, et pour le service de son Église, assumer un Exode, gérer l'imprévisible, et parfois patienter devant l'injustifiable. Ce que nous redisent la vie et la passion de Thérèse, c'est que rien, jamais, n'est perdu pour l'amour, parce que rien ne peut nous empêcher d'aimer. Dieu lui-même y veille en cheminant avec nous, comme le proclame la voix du prophète : "Préparez dans le désert la route du Seigneur Tracez droit dans la steppe un chemin pour notre Dieu".

 

²               Ce chemin qu'il faut remblayer, niveler, aplanir, où mène-t-il? Mène-t-il vers les exilés ? Est-il le chemin que Dieu prendra pour venir vers ses pauvres? Non : c'est la route que Dieu va emprunter avec eux, pour les ramener au pays de la paix, là où sa gloire habitera ! C'est promis, c'est sûr, c'est imminent ! Nous ne préparons pas le chemin pour décider Dieu à venir; nous le préparons car il arrive, parce qu'il vient, parce que le Messie prend la tête de la caravane du retour. En lui frayant la route, nous trouvons le chemin de notre liberté. En prenant avec lui la route vers la gloire, nous apprenons ses gestes de Sauveur, qui sont pour nous des gestes de tendresse.

 

 

²               "Tel un berger, il fait paître son troupeau, il recueille dans ses bras les agneaux, les met sur sa poitrine, et conduit au repos les brebis mères".

Sur la route de Jésus, avec Jésus, l'agneau a droit à la faiblesse, et la brebis mère à la lassitude, elle qui a beaucoup donné. Et l'Évangile renchérit : même la brebis égarée, isolée, marginalisée par sa faute, demeure irremplaçable aux yeux du berger, et elle sera ramenée dans la joie, à elle de se laisser rejoindre.

 

 

               Car Dieu ne veut pas voir se perdre aucun de ces petits qui n'ont, comme Thérèse, d'autre richesse que le regard de Jésus, d'autre lumière que sa Parole, ni d'autre assurance que sa miséricorde," rien que pour aujourd'hui".

 

 

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