Centenaire de Thérèse

Mt111700

 

 

 

 

 

 

Aujourd'hui comme il y a cent ans, et beaucoup plus encore, la vie et le message de Thérèse manifestent, au cœur de l'Église et au cœur du monde, " la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes".

 

Partout, ces derniers mois, où l'on a accueilli la châsse de la petite Thérèse, des femmes, des enfants, des hommes aussi, sont venus se recueillir, faire le point de leur vie chrétienne et se réconcilier avec Dieu, comme s'ils attendaient depuis longtemps ce rendez-vous tout simple avec Celui qui donne un sens à la vie.

 

Ces hommes et ces femmes, pour un instant, ne se sont plus "préoccupés des œuvres de justice qu'ils n'avaient pas accomplies", mais, attirés par la seule miséricorde, ils ont de nouveau laissé couler l'eau de leur baptême et ils se sont ouverts "à la rénovation de l'Esprit Saint".

 

Et nous-mêmes, les envoyés du Seigneur, pour rien au monde nous n'aurions voulu manquer ce matin au rendez-vous avec Thérèse et sa petite voie, et nous repartirons plus confiants à notre mission pour avoir entendu de nouveau son appel à l'espérance,

                                                                       à l'unité.

 

Appel à l'espérance.

 

En ce tournant du troisième millénaire qui va relancer la marche de l'Église, nous ressentons plus douloureusement la pesanteur du monde que Dieu aime et auquel Jésus nous envoie.

La parole de Dieu est de plus en plus couverte par les rumeurs de la jouissance, du pouvoir, ou par l'indifférence tranquille. Nos méthodes s'essoufflent ; les jeunes s'éloignent. Nous-mêmes, déjà marqués par la fatigue ou l'isolement, nous sommes à certains soirs tentés de baisser les bras.

Et il nous est bon de réentendre la parole du Seigneur à son prophète :

"Ne crains pas ! Je t'ai appelé par ton nom, tu es à moi.

Si tu traverses le feu, tu ne t'y brûleras pas !

Si tu traverses la solitude, tu ne désespéreras pas.

Parce que tu comptes à mes yeux ;

tu as du prix, et moi, je t'aime.

Ne crains pas, car je suis avec toi."

 

C'est cette assurance de son amitié qui ramène chacun de nous à la joie du premier appel.

Thérèse aussi, l'amie de Dieu a trouvé la croix sur son chemin. Non seulement il lui a fallu assumer des souffrances physiques qui auraient suffi à l'abattre, mais jusqu'au bout elle a connu autour d'elle des raideurs, des blocages et des incompréhensions, qui auraient pu la murer dans un isolement douloureux.

 

Parce qu'elle avait tout misé sur l'amour de Dieu, Thérèse a pu demeurer jusqu'au bout dans l'espérance. Elle écrivait, un an avant sa mort :"Jésus, je suis trop petite pour faire de grandes choses, et ma folie à moi, c'est d'espérer." D'espérer quoi ? –"Que ton amour m'accepte !"

 

Oui, notre folie à nous, c'est d'espérer,

-        d'espérer en Celui qui peut tout et qui aime dépasser notre attente ;

-        d'espérer, car aucune misère ne peut rebuter Jésus qui nous sauve ;

-        d'espérer, parce que Dieu fait du neuf avec du vieux,

     du renouveau avec du suranné,

     de la vie avec toutes nos morts.

 

 

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