L'impôt sur le Temple
Mt 17,22-27
² Les fils du roi sont exempts
de l'impôt et des taxes, parce qu'ils partagent la vie, les honneurs et les
charges de leur père.
De
même Jésus, Fils de Dieu, n'est pas astreint à l'impôt sur le Temple, parce que
le Temple est à lui comme il est à son Père. Tout ce qui est au Père est à Lui
; toute gloire rendue au Père célèbre sa gloire à Lui, tout don fait à Dieu
honore et rejoint le Fils de Dieu.
Si les collecteurs de la double
drachme pour l'entretien du Temple avaient pu comprendre cela, ils n'auraient
pas réclamé au Fils l'impôt acquitté par les étrangers. Mais ils ne parviennent pas à pénétrer à cette profondeur
dans le mystère de la personne du Christ. C'est pourquoi Jésus payait régulièrement
la didrachme et l'a donnée une fois de plus ce jour-là
² Mais Jésus saisit l'occasion pour révéler à Pierre des
aspects cachés de sa délicatesse et de sa grandeur d'âme. On lui réclame une malheureuse
pièce, alors qu'il vient d'annoncer pour la deuxième fois sa passion, c'est-à-dire
tout ce qu'il va donner pour le salut des hommes. Mais Jésus donne la pièce de
l'impôt aussi simplement qu'il donnera sa vie, parce que ceux qui le
poursuivent ne savent pas son mystère et qu'il ne veut pas les scandaliser.
Bien plus : on lui réclame de participer à l'entretien du Temple, mais il va
être livré à la mort, lui qui est le Temple vivant Dieu sur la terre. Vraiment
les hommes ne savent pas ce qu'ils font !
² Toute la
réponse de Jésus va se traduire dans un acte symbolique : des hommes veulent le
mettre en difficulté, c'est la création qui lui viendra en aide ! On réclame
une pièce à Jésus, c'est un poisson qui va la fournir ! En fait Jésus confie à
Pierre, son ami, le soin de payer pour lui. Pierre, pour un instant, reprend du
service et jette l'hameçon dans la mer : le premier poisson suffira, pour Jésus
et pour lui, pour Jésus qui est libre et Pierre qui est astreint. Là est la
délicatesse de Jésus, celle-là même qu'il révèle chaque jour
² Nous travaillons pour lui, mais lui paie toute notre
dette. Quand nous jetons la ligne sur son ordre et que nous ramenons une joie à
la prière, un mot de douceur, un réflexe de paix, nous disons, tout heureux
:"C'est pour toi, Seigneur !" Mais Jésus nous dit chaque fois :"
Pour moi et pour toi !"
Notre pêche pour Lui nous enrichit toujours,
notre obéissance nous libère ;
tout moment de confiance nous vaut un signe de son amitié.
L'amour du Sauveur veut tout partager :
Chaque pièce dans nos mains est une pièce pour deux.