"Par quelle autorité fais-tu cela ?"
Mc 11,17-23
² C'est vraiment une coalition
contre Jésus,
la coalition des
autorités religieuses (les chefs des prêtres),
des
intellectuels (les scribes),
des hommes en vue de la politique (les
anciens).
² Que reprochent-ils à Jésus ?
– de prêcher dans le temple sans permission,
sans être un scribe spécialiste de la Loi,
sans s'inscrire dans la tradition d'un groupe
détenteur du savoir,
sans se référer à aucune autorité.
² À première vue Jésus semble
ne pas répondre.
Mais en réalité, il donne sa réponse, et une réponse
lumineuse,
en nommant Celui que les scribes n'ont pas nommé,
Celui qui seul détient l'autorité dans le temple en
matière d'enseignement :
Dieu, le Père qui l'a envoyé.
² C'est cette autorité et ce mandat
de Dieu qu'exprimait le rayonnement du Baptiste.
À plus forte raison les scribes devraient-ils
reconnaître Dieu à l'œuvre
dans la parole et les actes de Jésus.
Mais ils ne posent pas la question à ce niveau-là,
et réclament la soumission à une autorité humaine en
oubliant les droits de Dieu.
² Il nous arrive, à nous aussi,
dans la vie personnelle,
mais aussi dans les relations communautaires,
d'envisager les choses sous l'angle de la rivalité ou
d'un rapport de forces,
sous l'angle du prestige des individus ou des droits
acquis par l'habitude.
Ainsi nous oublions de nommer Dieu, qui sauve le monde
"sans permission", et librement,
et qui envoie au monde qui il veut à la suite de
Jésus.
² La réponse, Jésus nous la
donne toujours
en réintégrant dans notre vision du monde et de notre
propre vie
le Père, source de tout don, de toute vie et de toute
mission.
Alors, au lieu d'intervenir comme les
scribes,
pour contraindre la vie et gêner l'enthousiasme,
nous rendons grâces à Dieu
pour tout ce qui se réalise par ses amis, même les
plus humbles,
pour tout le bien qui se fait …avec sa permission.