La deuxième tunique

Mc 6,1-13

 

 

 

 

 

 

Jésus appelle les Douze et les introduit dans sa mission.

 

Que leur donne-t-il ?

-        le pouvoir de guérir les malades, donc de faire reculer comme lui la souffrance et la mort ;

-        l'autorité sur l'esprit du mal, c'est-à-dire la capacité de le débusquer dans le coeur des hommes et d'aider chacun à se libérer, à se pacifier, à se tourner vers Dieu.

 

Que demande Jésus à ceux qui vont être porteurs de son message de conversion et dépositaires de son œuvre de miséricorde ?

 

D'abord de savoir travailler ensemble.

Il les envoie "deux par deux", pour qu'ils se soutiennent, bien sûr, car la solitude des témoins est parfois redoutable, dans un monde hostile, mais plus encore indifférent.

Ils iront deux à deux également pour concerter leur action, pour affiner leur manière de témoigner, pour vivre aux yeux de tous la charité qu'ils prêchent.

 

Puis Jésus leur demande de rester légers sur la route.

Qu'ils disposent, certes, de moyens d'action normaux et bien adaptés : des sandales solides, un bâton pour chasser les chiens, mais pas de luxe inutile, comme serait par exemple le fait de porter deux tuniques l'une sur l'autre. Deux tuniques, c'est la tenue des gens qui n'ont rien à faire.

 

Frères et sœurs, dans la mesure où nous avons décidé de servir le Seigneur, nous devenons des itinérants, des hommes et des femmes dérangeables, déplaçables, disponibles. Toute notre vie se déroule dans un cadre restreint : la maison, le travail, la famille, les voisins ; nous devons rester, par Jésus qui est le chemin, des chrétiens en marche, en éveil, des croyants en mission.

 

Comment rester légers sur la route ?

Sans doute en regardant le Christ plus que nous-mêmes et nos impuissances,

en écoutant son appel plus que nos sentiments d'échec ou d'amertume,

en accueillant sa miséricorde sans nous arrêter à nos misères,

bref : en nous débarrassant de cette deuxième tunique, qui nous resserre et nous gêne pour agir, pour servir, pour aimer,

 

la tunique         des tristesses,

                        des découragements,

                        et des sentiments négatifs,

toute la vieillerie qui encombre notre cœur et notre vie,

qui paralyse en nous l'homme nouveau, la femme nouvelle :

 

"Vous tous qui avez été baptisés, vous avez revêtu le Christ".

 

 

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