Sur le lampadaire
Mc 4,21-25
Courage, espérance : deux attitudes
chrétiennes que nous suggèrent les lectures de cette messe.
² Courage, parce que la lumière
dont nous sommes porteurs ne peut rester cachée. C'est la lumière de la foi, c'est
le rayonnement de l'amour de Dieu, de notre amour pour Dieu.
Dieu, qui l'a allumée en nous au jour de
notre baptême, entend bien qu'elle brille sur le lampadaire, grand ou petit, où
il nous a placés, qu'elle brille dans l'Église pour ceux qui sont déjà dans la
maison et pour ceux qui veulent y entrer.
Parfois nous préférerions rester dans
l'ombre, dans l'anonymat, n'avoir plus à témoigner par nos paroles ni par notre
attitude, par notre charité dans les conversations ou par notre patience face
aux épreuves ; mais nous sommes responsables de la lumière que Dieu nous donne,
car il la donne pour nous et pour les autres.
Si nous étions laissés à nos seules
forces, le courage chrétien nous serait impossible. Mais nous pouvons nous
appuyer sur le Christ Prêtre, sur le Christ intercesseur "que Dieu a
établi sur sa maison".
² Il y a là "une route
nouvelle et vivante" pour nous qui cherchons Dieu, et c'est pourquoi
l'espérance se lève chaque jour dans notre vie, au milieu des soucis, des
inquiétudes et des tristesses.
Comme nous y invitait à l'instant
l'épître aux Hébreux, "approchons-nous de Dieu avec un cœur droit ; sans
fléchir, continuons à affirmer notre espérance", non parce que nous
trouverions en nous-mêmes, dans notre famille, dans notre groupe chrétien, des
raisons d'espérer, non parce que le monde, tout à coup, cesserait d'être dur,
mais parce que Dieu voit, Dieu sait, Dieu nous aime, et qu'il nous appelle tout
près de lui.
"Il est fidèle, celui qui a
promis" :
voilà
la source de notre courage,
voilà
le point d'appui de notre espérance.