L'envoi des Douze
Lc 9,1-6
² Jésus a tenu à ce que ses disciples fassent, de son vivant, leurs premières expériences missionnaires; et l'Évangile rapporte qu'il a envoyé, dans un premier temps, les Douze, sa meilleure équipe, puis dans un second temps soixante-douze autres, deux par deux (Lc 10,1-2).
Aujourd'hui nous assistons au départ des Douze. Jésus leur confie deux tâches essentielles: proclamer le Règne de Dieu et guérir; et les deux sont liées, car les guérisons opérées par les Apôtres, tout comme celles accomplies par le Christ, seront le signe que le Règne de Dieu est arrivé et que les forces du mal reculent dans le monde, avec leur cortège de mort et de souffrances.
² Voilà donc les Douze cheminant de village en village et expérimentant la puissance de Jésus à travers leurs paroles et leurs gestes. Parce qu'ils travaillent pour Jésus, avec sa force et son autorité, ils n'ont à prévoir aucun arsenal, aucune provision, aucune sécurité onéreuse. Et Jésus leur a recommandé de rester le plus légers possible: "ni bâton, ni besace, ni pain ni argent; surtout pas deux tuniques l'une sur l'autre", ce qui serait un signe de luxe et d'oisiveté. Cette légèreté des missionnaires sera à la fois un signe de pauvreté et un témoignage de confiance dans la fidélité du Seigneur qui les envoie.
² Il s'agit manifestement d'une mission courte, à l'intérieur même du pays d'Israël. Plus tard les missions de Paul en Méditerranée nécessiteront des équipes plus étoffées et le soutien financier de la communauté d'Antioche ou des jeunes églises.
Dans l'immédiat, c'est surtout un style missionnaire que Jésus veut inculquer aux Apôtres. Pour cette première tentative, les Douze iront de maison en maison, modestement, patiemment, prenant le temps d'un contact prolongé, annonçant la bonne nouvelle, l'unique nouvelle que le monde attende pour sa joie, et guérissant partout les malades physiques ou mentaux qu'on leur présentera.
² Mais bien que ce soit une mission préparatoire, une sorte de répétition de la mission universelle, Jésus engage pleinement son autorité dans le travail de ses amis. Non seulement il leur donne de son pouvoir sur les démons et les maladies pour libérer tous ceux qui accueilleront le message avec foi, mais il leur demande de prononcer le cas échéant des avertissements solennels:
" Quant à ceux qui ne vous accueilleront pas, sortez de leur ville et secouez la poussière de vos pieds, en témoignage contre eux".
Il se peut en effet qu'en réponse à son offre de paix et de liberté le témoin de Jésus essuie un refus, refus de sa présence ou refus de sa parole. Il restera alors messager de paix et se laissera chasser de la ville, sans une plainte et sans rien emporter d'elle, ni amertume ni agressivité, pas même la poussière attachée à ses pieds.
Il s'en ira, libre, dans la paix de Dieu, mais sans rien brader des appels de Jésus.
Jésus reviendra sur cette consigne lors de l'envoi des soixante-douze: "Dans toute ville où vous serez entrés et où l'on ne vous accueillera pas, sortez sur la place publique et dites: 'Même la poussière de votre ville qui s'est collée à nos pieds, nous l'essuyons pour vous la laisser. Pourtant, sachez-le bien: le Règne de Dieu est tout proche!" (10,11)
² Bonne nouvelle pour les uns, occasion de raidissement pour les autres: la parole des disciples sera signe de contradiction comme celle du Maître; et aussi longtemps que l'Évangile sera prêché au nom de Jésus, chaque homme devra signifier librement s'il accepte ou repousse son offre de miséricorde, s'il veut ou non être guéri, s'il prend ou non le chemin de l'amour.
De la part de Dieu, en tout cas, l'offre est généreuse. Dieu veut sauver, Dieu veut guérir, Dieu n'a pour nous que des pensées de paix et une bonne nouvelle. Mais c'est à nous de saisir le bonheur quand Jésus nous l'apporte.
L'envoi des Douze
Lc 9,1-6
² Jésus a tenu à ce que ses disciples fassent, de son vivant, leurs premières expériences missionnaires; et l'Évangile rapporte qu'il a envoyé, dans un premier temps, les Douze, sa meilleure équipe, puis dans un second temps soixante-douze autres, deux par deux (Lc 10,1-2).
Aujourd'hui nous assistons au départ des Douze. Jésus leur confie deux tâches essentielles: proclamer le Règne de Dieu et guérir; et les deux sont liées, car les guérisons opérées par les Apôtres, tout comme celles accomplies par le Christ, seront le signe que le Règne de Dieu est arrivé et que les forces du mal reculent dans le monde, avec leur cortège de mort et de souffrances.
² Voilà donc les Douze cheminant de village en village et expérimentant la puissance de Jésus à travers leurs paroles et leurs gestes. Parce qu'ils travaillent pour Jésus, avec sa force et son autorité, ils n'ont à prévoir aucun arsenal, aucune provision, aucune sécurité onéreuse. Et Jésus leur a recommandé de rester le plus légers possible: "ni bâton, ni besace, ni pain ni argent; surtout pas deux tuniques l'une sur l'autre", ce qui serait un signe de luxe et d'oisiveté. Cette légèreté des missionnaires sera à la fois un signe de pauvreté et un témoignage de confiance dans la fidélité du Seigneur qui les envoie.
² Il s'agit manifestement d'une mission courte, à l'intérieur même du pays d'Israël. Plus tard les missions de Paul en Méditerranée nécessiteront des équipes plus étoffées et le soutien financier de la communauté d'Antioche ou des jeunes églises.
Dans l'immédiat, c'est surtout un style missionnaire que Jésus veut inculquer aux Apôtres. Pour cette première tentative, les Douze iront de maison en maison, modestement, patiemment, prenant le temps d'un contact prolongé, annonçant la bonne nouvelle, l'unique nouvelle que le monde attende pour sa joie, et guérissant partout les malades physiques ou mentaux qu'on leur présentera.
² Mais bien que ce soit une mission préparatoire, une sorte de répétition de la mission universelle, Jésus engage pleinement son autorité dans le travail de ses amis. Non seulement il leur donne de son pouvoir sur les démons et les maladies pour libérer tous ceux qui accueilleront le message avec foi, mais il leur demande de prononcer le cas échéant des avertissements solennels:
" Quant à ceux qui ne vous accueilleront pas, sortez de leur ville et secouez la poussière de vos pieds, en témoignage contre eux".
Il se peut en effet qu'en réponse à son offre de paix et de liberté le témoin de Jésus essuie un refus, refus de sa présence ou refus de sa parole. Il restera alors messager de paix et se laissera chasser de la ville, sans une plainte et sans rien emporter d'elle, ni amertume ni agressivité, pas même la poussière attachée à ses pieds.
Il s'en ira, libre, dans la paix de Dieu, mais sans rien brader des appels de Jésus.
Jésus reviendra sur cette consigne lors de l'envoi des soixante-douze: "Dans toute ville où vous serez entrés et où l'on ne vous accueillera pas, sortez sur la place publique et dites: 'Même la poussière de votre ville qui s'est collée à nos pieds, nous l'essuyons pour vous la laisser. Pourtant, sachez-le bien: le Règne de Dieu est tout proche!" (10,11)
² Bonne nouvelle pour les uns, occasion de raidissement pour les autres: la parole des disciples sera signe de contradiction comme celle du Maître; et aussi longtemps que l'Évangile sera prêché au nom de Jésus, chaque homme devra signifier librement s'il accepte ou repousse son offre de miséricorde, s'il veut ou non être guéri, s'il prend ou non le chemin de l'amour.
De la part de Dieu, en tout cas, l'offre est généreuse. Dieu veut sauver, Dieu veut guérir, Dieu n'a pour nous que des pensées de paix et une bonne nouvelle. Mais c'est à nous de saisir le bonheur quand Jésus nous l'apporte.
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